DPE G : quelles conséquences en 2026 ?

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DPE G quelles conséquences

Le verdict est tombé : votre logement est classé DPE G, considéré comme l’étiquette la moins performante et la plus polluante. 

Depuis quelques années, le DPE est devenu un véritable marqueur de qualité sur le marché immobilier. La note énergétique d’un logement n’est plus un simple indicateur informatif : elle influence désormais la valeur du bien, les conditions de location et, dans certains cas, les possibilités de financement. 

Une mauvaise nouvelle donc, mais qu’est-ce qu’un DPE G implique t-il réellement ? Quelles sont les conséquences pour un propriétaire, bailleur, locataire ?

Comprendre le DPE 

Le DPE, ou Diagnostic de performance énergétique, est état des lieux permettant d’informer sur la performance énergétique d’un logement en évaluant sa consommation d’énergie ainsi que ses émissions de gaz à effet de serre.

L’étiquette attribuée par le diagnostiqueur immobilier est fixée sur une échelle de classification allant de A à G. Chaque niveau correspond à un seuil où la classe A est la plus performante et désigne les logements les plus sobre, et où la classe G, la moins performante, caractérise les logements les plus énergivores dits de “passoire énergétique”.

Le DPE est obligatoire depuis 2006 pour la vente ou la location d’une maison ou d’un appartement. Il permet de renseigner les (futurs) occupants sur les charges annuelles approximatives des factures à payer.

Que signifie un DPE G ?

Un logement classé G est un logement dont la consommation énergétique est particulièrement élevée. La réglementation considère qu’il s’agit d’une passoire thermique lorsque la consommation dépasse 420/kWh/m² de consommation annuelle en énergie primaire, et/ou affiche une émission de gaz à effet de serre considérable de l’ordre de plus de 100 kg CO2 eq/m².an.

Le résultat est facilement perceptible au quotidien. La chaleur produite par le chauffage s’échappe rapidement, ce qui oblige les occupants à consommer davantage d’énergie pour maintenir une température confortable. En hiver, ces logements peuvent être difficiles à chauffer. En été, ils ont tendance à accumuler la chaleur.

Au-delà du simple confort thermique, ce mauvais classement énergétique a aujourd’hui des conséquences bien réelles.

L’impact environnemental d’un logement classé G

Les logements classés G sont ceux qui contribuent le plus aux émissions de gaz à effet de serre dans le parc immobilier français. Leur consommation énergétique élevée entraîne mécaniquement une production importante de CO₂.

À titre de comparaison, les logements de classe G émettent plus de 100 kg CO2 eq/m².an, c’est 16 fois plus d’émission qu’un bâtiment à basse émission noté A.

Des conséquences financières bien réelles

Si la question environnementale est centrale, les conséquences financières d’un DPE G sont souvent celles qui préoccupent le plus les propriétaires.

Une attribution d’étiquette G pour son logement peut avoir une conséquence directe sur le prix de vente du bien. Une dévalorisation est souvent systématique en prévision des dépenses énergétiques importantes ou de la nécessité de réaliser des travaux de rénovation.

Selon l’étude sur la valeur verte des logements vendus en 2019 publiée par le Conseil Supérieur du Notariat, un logement de classe G ou F a subit une moins-value de 2 à 18 % par rapport à un logement de référence de classe D (toutes caractéristique égales : localisation, surface, type de logement…)

Pour un locataire, c’est aussi une indication primordiale. Une étiquette E, F ou G indique qu’il devra supporter des charges énergétiques importantes. À cela s’ajoute un confort thermique souvent insuffisant, avec des pièces difficiles à chauffer l’hiver et parfois étouffantes en été.

À noter que depuis le 1er janvier 2025, la nouvelle mise en location de logement classé G considéré comme indécent est interdite. 

Les conséquences d’un DPE G sur le parc locatif

Un calendrier progressif d’interdiction à la location des DPE classés G, F, et E

Ces dernières années, la réglementation s’est considérablement durcie afin d’accélérer la rénovation énergétique du parc locatif. La loi Climat et Résilience adoptée en 2021 a instauré un calendrier progressif visant à exclure les logements les plus énergivores du marché de la location.:

  • 1er janvier 2023 : interdiction de louer les logements classés G+ (les plus énergivores des G) ;
  • 1er janvier 2025 : interdiction de louer l’ensemble des logements classés G ;
  • 1er janvier 2028 : interdiction de louer les logements classés F ;
  • 1er janvier 2034 : interdiction de louer les logements classés E ;

Le Gel des loyers F et G

Parallèlement à ces interdictions, la législation encadre désormais les loyers des logements les plus énergivores. Les propriétaires de logements classés F ou G ne peuvent plus :

  • augmenter le loyer lors du renouvellement du bail ;
  • appliquer l’indexation annuelle prévue par le contrat de location ;
  • augmenter le loyer après travaux, sauf s’il s’agit d’une rénovation énergétique qui améliore significativement le DPE.

Cette mesure vise à éviter que les coûts liés à la mauvaise performance énergétique s’abattent sur les locataires. 

Les évolutions de 2026, la réforme du calcul du DPE

Publié au journal officiel le 26 août 2025, l’arrêté ajustant le coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du diagnostic de performance énergétique est entré en vigueur le 1er janvier 2026. 

Ce coefficient, longtemps pointé du doigt pour cataloguer de nombreux logements chauffés à l’électricité dans la catégorie comme « passoires thermiques », voit son taux passer de 2,3 à 1,9, conformément aux standards européens définis par la directive sur l’efficacité énergétique.

Cette modification permettrait de baisser de 17 %  la consommation d’énergie primaire affichée pour les logements chauffés en partie ou totalement à l’électricité. Une baisse parfois suffisante pour permettre au logement de passer de changer d’une classe énergétique sans réaliser de travaux : de G à F, de F à E, ou bien de E à D, par exemple.

Selon les estimations officielles du gouvernement, près de 850 000 logements* actuellement classés F ou G sortiront de la catégorie des « passoires thermiques”. 

*https://www.economie.gouv.fr/actualites/un-nouveau-dpe-au-1er-janvier-2026-pour-favoriser-le-chauffage-electrique

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